Allez à la rencontre d'une artiste aux multiples talents dont l'engagement et la détermination la mèneront dans ce qu'on pourrait appeler l'art véritable : jusqu'au bout de soi, sans concession aucune, par le corps, la voix, l'écriture et ses créations sonores qui accompagnent si magnifiquement son chant, sa danse et ses mots

Depuis plus de 35 ans et en

véritable précurseur, elle a été la première à baser son travail de chorégraphe sur l'association du yoga et de la danse auxquels elle a ajouté le chant. Son écriture chorégraphique caractérisée par la lenteur du geste donne à ce corps devenu sonore par l'utilisation de la voix chantée, l'impression d'être en état de suspens

  Une Yogini chanceuse ou comment pratiquer en toute circonstance 3

Isabelle continue son enseignement. Elle retrouve dès cette semaine dans les différentes Shala de la Ville de Paris, tous les enfants inscrits à ses cours

Concernant les cours adultes, les élèves doivent se mettre en contact avec leur centre

Pérégrinations d'une yogini en territoire bien connu : dans sa Shala au fin fond de l'Auvergne

 

Cours de Yoga en Live 3

Surya Namaskar 2 formes


Doutes : oui mais lesquels ? 

Les doutes que l'on se fabrique sont le meilleur moyen pour ne pas s'engager sur sa véritable voie. Ah ! Le véritable engagement, celui qui porte jusqu'au bout de la vie. Je souhaite que mes lendemains deviennent l’expression même de mon propre vouloir. Ils auront la franchise de ces paysages de montagne qui dans la dernière pénombre des nuits froides surgissent de leur propre silhouette dans un jour soudainement éclairé par un soleil déjà en son zénith. Les doutes, véritables voleurs du présent qui ont trop souvent la mauvaise mine de l'illusion se volatiliseront en un instant. Je ne voudrais surtout pas me retrouver bêtement dans des années vieillies à regretter et finir comme ces buveurs d'ennuis qui ne cessent de se vomir dessus, écœurés et recrachant les derniers instants qui leur restent à vivre

Extrait de "Moi soldat du troisième Reich" Isabelle Barbat 2001 - 2006  Copyright©

Historique

Ce passage a été écrit en 1990 au Japon et a été intégré dans le roman

"Paysages de montagne qui dans la dernière pénombre des nuits froides surgissent de leur propre silhouette dans un jour soudainement éclairé par un soleil déjà en son zénith" en souvenir de Himalaya around Anapurna 1985


Cours de Yoga en Live 2


 Moi et mon yoga : tel est le sujet demandé mais dans ma tête, la phrase résonne ainsi : « c’est mon yoga à moi » comme l’enfant dirait d’une voix peu rassurée, de peur qu’on lui prenne sa peluche : « c’est mon nounours à moi », et le Moi dans le sujet donnera en écho ce Môuaaaa en phonétique, la distorsion d’un Ôm en verlan. Après tout pourquoi pas, ne dit-on pas que nous sommes Vibration. Celui qui pose le sujet doit s’attendre à toutes sortes de réponses : la plus inattendue à la plus improbable jusqu’à friser le hors sujet renvoyant alors le lecteur à son propre questionnement dans l’abyssale méandre de son cerveau. Tout au long de cet écrit, j’ai essayé tant bien que mal de tenir mon sujet en laisse mais les mots, tels des chiens fous qui se libèrent de leur chaîne se sont jetés sur les pages. Anecdotes, réflexions, constatations, petites histoires, telles les pièces d’un puzzle que j’aurais lancées dans un océan venté par les Alizés. Toutefois, je te veux, toi lecteur, en pièce maîtresse car je sais qu’à ce sens dessus dessous, tu donneras la véritable cohérence. Si parfois tu as la vague impression de te sentir psychologue ou autre de ce genre, ressaisis-toi car tu dois savoir que je suis aussi froide qu’une église cistercienne en plein hiver et aussi austère qu’elle l’est en toute saison ! Le récit est, je te le confirme, sans pathos et je le voudrais aussi fluide qu’un vinyasa pratiqué avec dextérité

Extrait de « Pérégrinations d’une yogini en territoires hasardeux »  Essaouira2016 Copyright©



Cours de Yoga en Live 1



Intégrer le discours jusqu’à le transcender 
Ne serait-ce pas là, la meilleure compréhension du Texte quel qu’il soit où dans cet accomplissement, nous intégrerons le monde entier ? J’avais voyagé deux nuits et deux jours en train, assise sur mon sac dans le compartiment des femmes. C’était en Inde et il y a longtemps. Fatiguée par le long voyage durant lequel je n’avais pratiquement pas dormi, je marchai sans plus aucune force au hasard des rues de la ville jusqu’à ce que je trouve un muret qui se trouvait sur une petite place encore silencieuse. A peine quelques instants plus tard, un homme vint s’asseoir à côté de moi. Je remarquai que j’étais habillée exactement comme lui à savoir un pantalon blanc et une grande tunique blanche qui tombait juste au-dessous des genoux. Nous parlâmes très longtemps puis il se leva et m’invita à le suivre, ce que je fis. Après avoir pris le soin de nous déchausser, nous entrâmes dans un édifice recouvert de tapis : je me mis à genoux à côté des autres personnes qui l’étaient déjà et qui n’étaient autre que des hommes. Soudain, cela fit tilt dans mon cerveau : je suis dans une mosquée et l’homme qui m’avait abordée était l’imam. Dans mon bagage, pour seul livre, j’avais emporté Ainsi parlait Zarathoustra de Nietzsche et pour seule musique, la cinquième symphonie de Chostakovitch. Ce jour-là, Nietzsche se mua en imam, Chostakovitch en prière et la voûte céleste sous laquelle je voyageais depuis des mois, en voûte romane d’une petite mosquée d’Hyderabad. Transcendantal


Extrait de « Pérégrinations d’une yogini en territoires hasardeux »  Essaouira2016 Copyright©

 Une Yogini chanceuse ou comment pratiquer en toute circonstance 2

Durant ce second confinement, Isabelle continue son enseignement. Plusieurs solutions sont proposées. Ses élèves doivent se mettre en contact avec les centres dans lesquels ils sont inscrits


Baisse de tension à tous les étages 
Pieds et mains au rez-de-chaussée dans une Uttanâsana instable j’essaie comme je le peux de réactiver l’énergie qui me manque : la pompe fait sa paresseuse privant de fluide ma tête littéralement aplatie contre les tibias
Je tente tant bien que mal par un escalier à la Penrose une remontée jusqu’à l’étage dessous les toits Hastasana mais en vain
Je pratique Nauli pour réamorcer la machine
Non sans peine et sans comprendre lesquelles marches escheriennes j'emprunte mais me voici en Adho Muka Svanâsana
Alors que je suis en passe de m’écrouler les lumineuses Marichiâsana d’un jour d’avant se mettent à sonner comme des sirènes d’ambulanciers à double sens
Par respect pour l’institution j’exécute somnambule Uttitha postures puis ni vue ni connue je fais un saut symbolique jusqu’à mes sauveuses
Défiant tous les tests de patience je m’installe dans la plus pure des traditions dans les quatre dont deux liées à leur lotus 

Fatale 
Je tente je tangue je sombre
Le saut d'une terre à l'autre dans l'interminable voyage en vol et aéroport en construction le terrible déplacement d'une cité à l'autre par bateau roulant sur une mer d'asphalte déchaînée des levées si tôt à l'aurore que même la nuit n'a pas le temps de couvrir le ciel de sa lumière d'étoile provoquent ce matin l'inexorable contrecoup qui me jette face contre tapis
S'engage alors une lutte féroce entre la pesante fatalité et ma Dharana déjà fragilisée par les milles et un soupir de fatigue
Mais les Dasha fois Nava yogi de la Shala dans un chorus de souffle à la légèreté de l'éther et à la puissance de la matière en mouvement m'extirpent de l'entrelacs
Je suis une fois de plus emportée par le flot salvateur du nombre rempli de chaleur et de bonté

Extrait de « Pérégrinations d’une yogini en territoires hasardeux »  Mysore2017 Copyright©
 

Une Yogini chanceuse ou comment pratiquer en toute circonstance 1


Symphonie de jours heureux en La ♭ majeur 

La 

Parce que là nous tous dans l’expectative de l’ici et maintenant 

La 

Parce que nous tous dans la Shala mantra à l’unisson il est le diapason 

♭ 

Parce que nous tous par notre souffle et notre posture dans la discrétion nous composons 

Majeur 

Parce qu’en héroïques Virabradhasana nous cheminons dans la brillance infinité des astres par nos Suryanamaskar

Extrait de « Pérégrinations d’une yogini en territoires hasardeux »  Mysore2017 Copyright©

 saison 2020 - 2021 le corps dans tous ses états


Isabelle Barbat n'assurera aucun atelier durant toute la saison 2020 - 2021

Enseigner 
Je ne suis et ne serai jamais du grand événement
Je passe souvent mon chemin en contournant les Chorten sans y rajouter de pierre 
Toutefois lorsqu’il m’arriva de le faire, ce fut par la plus petite à peine visible noyée sous le gros caillou posé par le novice qui veut signer son passage Mais le trekkeur averti, assagi par la dureté des longues marches en montagne, sait se faire discret et si rajout, cherchera plutôt à garder l’équilibre de l’édifice, ce cher et précieux guide lorsque la ligne est perdue dans le glissement de terrain ou sous une neige de printemps tardif

Extrait de « Pérégrinations d’une yogini en territoires hasardeux »  Dharamkot2019 Copyright©