Allez à la rencontre d'une artiste aux multiples talents dont l'engagement et la détermination la mèneront dans ce qu'on pourrait appeler l'art véritable : jusqu'au bout de soi, sans concession aucune, par le corps, la voix, l'écriture et ses créations sonores qui accompagnent si magnifiquement son chant, sa danse et ses mots

Depuis plus de 35 ans et en

véritable précurseur, elle a été la première à baser son travail de chorégraphe sur l'association du yoga et de la danse auxquels elle a ajouté le chant. Son écriture chorégraphique caractérisée par la lenteur du geste donne à ce corps devenu sonore par l'utilisation de la voix chantée, l'impression d'être en état de suspens

Propos d'Isabelle Barbat recueillis par la presse
Danser à 48 ans ?
Comment survivre dans la danse encore à cet âge.
Il faut alors se soumettre à une plus grande écoute de ce corps vieillissant pour se donner la possibilité de danser encore et longtemps.
Danser autrement en laissant de côté la bonne lecon apprise du geste formaté.
Quitter cette forme - recherche d'une certaine esthétique - pour entrer dans un autre univers : celui du fond animé par la respiration, celle-la même qui ouvre la voie sur le relaché du geste, cette nécessite absolue à la survie du corps dans la danse.
Enfin, le chant, discret, portera le corps jusque dans un souffle sonore.

I am a dancer and a singer.
I am 48 years old: how can we dance at 48?
At this age, things are not anymore in the appearance — form; but in the depth — profound.
Through my art work, I try to loose my own identity, my own individuality.
I try to enter into something more universal, something which concerns everybody:
suffering, despair, loneliness, fear but also love and fraternity.
Through my dance and my singing, I try to express the humiliation and violence in the world.
And mostly I try to continue life...

dessin : Isabelle Barbat